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  • 1 Message par ripley77
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Le chaton nouveau-né : ce qu’il faut savoir, faire et ne pas faire.

C'est une discussion Le chaton nouveau-né : ce qu’il faut savoir, faire et ne pas faire. dans le forum Chats, dans la catégorie Vos Animaux ; ...

  1. #1
    Labrador
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    mai 2008

    Le chaton nouveau-né : ce qu’il faut savoir, faire et ne pas faire.

    Le chaton nouveau-né : caractéristiques physiologiques, développements
    moteur et sensoriel

    Ce qu’il faut savoir, faire et ne pas faire


    Homéothermie :
    Le chaton nouveau-né, n’est pas complètement homéotherme : c’est-à-dire qu’il ne contrôle pas complètement sa thermorégulation corporelle : celle-ci fonctionnera parfaitement à partir de 7 semaines seulement.

    Dès la fin de la deuxième semaine de vie, le chaton peut maintenir sa température corporelle durant un temps limité et sous des conditions favorables, même en l’absence de sa mère ou du reste de la portée. Cette faculté est significativement proportionnelle au poids du chaton.

    Température corporelle des chatons en fonction de l’âge (moyenne)
    Age (en semaines)Température rectale (°C)
    0-1 35-37
    2-3 37-38,2
    4-6 37,4-38,6
    7-8 37,8-39

    Les nouveau-nés n’ont que peu de moyens pour maintenir leur température corporelle normale. La

    surface corporelle, très grande par rapport au poids du chaton, favorise les pertes de chaleur.

    Ils ne peuvent frissonner qu’à partir du 6-8ème jour d’âge, avant cette date, le tissu adipeux brun (tissu à fonction thermogénique, présent à la naissance et disparaissant au bout de quelques semaines) est la principale source de thermogenèse. C’est en se blottissant les uns contre les autres et contre leur mère qu’ils maintiennent leur température corporelle normale.

    Les variations du rythme cardiaque sont étroitement liées à celles de la température : la fréquence cardiaque diminue parallèlement à une réduction de la température corporelle. Lors de l’hypothermie, la fréquence respiratoire augmente, le chaton perd le réflexe de succion, une paralysie gastro-intestinale s’installe. Il ne faut donc pas nourrir un chaton en hypothermie au risque de provoquer un iléus. De plus, un chaton «froid» est généralement rejeté par sa mère.

    Prévention contre l’hypothermie :
    Si la température ambiante diminue de façon importante, toute cause d’éloignement de la mère ou
    de la portée peut entraîner une hypothermie rapide et fatale.

    Les chatons doivent être réchauffés dès leur naissance, soit par le léchage de leur mère, soit par
    un assistant qui frictionne vigoureusement le thorax à l’aide d’un linge propre.

    Températures idéales, en fonction de l’âge, pour des chatons en l’absence de leur mère

    Age des chatons Température idéale
    Jusqu’à 7 jours De 31 à 33°C
    De 8 à 14 jours De 26 à 29°C
    De 15 à 28 jours 26°C
    De 29 à 35 jours 23°C
    A partir de 35 21°C
    jours



    Pour prévenir l’hypothermie, on peut utiliser une bouillotte, une simple bouteille remplie d’eau chaude suffit. Il est alors conseillé de changer l’eau fréquemment afin d’éviter de grandes variations de température. Un linge doux et suffisamment épais permet d’isoler les chatons et d’éviter ainsi des brûlures par exposition directe à la source de chaleur. Quelle que soit la méthode choisie, la température doit être surveillée en laissant un thermomètre d’ambiance à proximité des chatons.

    Enfin, l’utilisation d’un tapis ou d’une plaque chauffants thermostatés semble être une méthode de choix. Pour plus de confort, on recouvrira l’appareil d’une serviette bien fixée pour que les chatons ne puissent pas aller en dessous. Ils présentent l’intérêt de chauffer le ventre et non le dos des chatons.

    Une température excessive est tout aussi nuisible que le froid pour le nouveau-né.

    Les courants d’air sont également à proscrire pour l’environnement des chatons car ils augmentent

    la déperdition de chaleur par convection.


    Prévention contre la déshydratation
    Les chatons nouveau-nés sont prédisposés à la déshydratation. Des mesures doivent être prises pour prévenir cette déshydratation.

    Normalement, les besoins hydriques doivent être couverts en totalité par le lait maternel durant les premières semaines. Tout facteur empêchant la tétée normale entraînera une déshydratation rapide. Il faut donc s’assurer que tous les chatons tètent correctement en particulier pour les portées importantes, que leur prise de poids est régulière (signe que leur prise alimentaire est suffisante), et donner une alimentation adéquate et des soins attentifs aux orphelins (voir ci-dessous).

    L’humidité ambiante est un paramètre qui doit être suivi avec intérêt. L’hygrométrie doit être maintenue entre 55 et 65%, surtout lorsque les chatons sont éloignés de la mère, en posant simplement des récipients d’eau près du nid, afin de maintenir les muqueuses orales et respiratoires des chatons hydratées. Si elle est inférieure à 35%, le risque de déshydratation est très important.

    L’hygrométrie ne doit pas excéder 95% car cela pourrait occasionner une gêne respiratoire. D’autre part, les micro-organismes se multiplient plus rapidement dans un tel environnement. Pour des animaux chétifs ou prématurés, il peut toutefois être intéressant de porter le degré d’hygrométrie à 85-90% : cela diminue les pertes hydriques par évaporation au niveau des muqueuses, et diminue en même temps les pertes de chaleur


    Signes d’une sous-alimentation chez le nouveau-né
    Un chaton en bonne santé dort en dehors des tétées. Il se réveille lorsque sa mère le stimule et se met alors à crier et à chercher activement la mamelle. Lorsque leurs repas sont insuffisants, les chatons se réveillent plus souvent et gémissent. Progressivement, ils deviennent inactifs et ne prennent plus suffisamment de poids. Les complications les plus fréquemment rencontrées lors de malnutrition sont la diarrhée, la déshydratation, l’hypoglycémie et l’hypothermie.

    Tout chaton sous-alimenté et/ou rejeté par sa mère doit être pris en charge rapidement.


    L’allaitement artificiel
    Il s’agit d’un aliment qui doit couvrir le plus parfaitement possible les besoins des chatons. Les besoins énergétiques du chaton sont évalués à 21 à 26 kcal pour 100 g de poids corporelle.


    Choix d’un lacto-remplaceur pour les premières heures de vie :
    Dans les premiers jours de vie, le colostrum sert non seulement à nourrir le chaton, mais lui assure également une défense passive. Le substitut qui lui est distribué doit donc remplir les mêmes fonctions.


    - Approvisionnement en colostrum
    Le colostrum est physiologiquement produit par la chatte pendant les 24 à 72 premières heures de lactation puis est remplacé par le lait. Les compositions respectives des deux aliments sont consignées dans le tableau ci-dessous.




    - Le lait
    Naturellement, la composition de la sécrétion lactée de la chatte varie, au bout de 72 heures environ après la mise-bas, pour donner du lait. Cet aliment est l’unique apport alimentaire du chaton jusqu’au sevrage.

    Le lait maternisé doit être préparé juste avant la tétée et distribué dans des instruments propres, à une température de 37-38°C. Si le propriétaire, pour des raisons de commodité, souhaite préparer le lait à l’avance, il doit le stocker au réfrigérateur à une température maximale de 4°C, mais jamais plus de 48 heures.


    - Choix d’une méthode pour administrer le lait de remplacement
    Lorsque les chatons acceptent de téter, le biberon est la solution idéale. En effet, le chaton arrête la succion une fois que la quantité de lait nécessaire est ingérée. Le chaton doit avoir un réflexe de succion conservé dès lors que l’on décide de le nourrir au biberon, sinon on risque de provoquer une fausse déglutition.
    Dernière modification par Jade01 ; 06/01/2013 à 03h28.

    •   Alt

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  2. #2
    Labrador
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    mai 2008

    Re: Le chaton nouveau-né : ce qu’il faut savoir, faire et ne

    - Rythme de distribution
    [justify:1vzm6lkk]Le nombre de repas à préconiser, par jour, pour un chaton est difficile à cerner. En effet, les chatons ont tendance à absorber le lait en petites quantités mais en nombreuses prises : jusqu’à 20 tétées par jour. Le rythme de distribution de l’aliment de remplacement doit être régulier sans dépasser 6 heures entre chaque repas.[/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]Il faut cependant laisser un temps suffisant à l’estomac pour se vidanger, soit environ 3 à 4 heures et respecter le plus possible le rythme du chaton (le réveiller trop souvent pourrait entraîner un stress). On préconise donc en général entre 4 et 8 repas par jour, toutes les 3 à 6 heures.[/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]Quel que soit le lacto-remplaceur choisi et dans les conditions les plus favorables, les chatons présentent en général un retard de croissance. Celui-ci ne doit pas excéder 10% et doit être compensé lors du sevrage.[/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]La capacité stomacale d’un nouveau-né est d’environ 50 mL/kg. La plupart du temps un chaton n’absorbe que 10 à 20 ml par tétée. Ceci montre que la concentration de l’aliment est primordiale pour couvrir les besoins de la portée. Si la densité énergétique du lacto-remplaceur est trop faible, il faut augmenter le nombre de repas. La couverture des besoins passe alors nécessairement par un excès de fluides qui risque d’affecter la balance hydrique et avoir un effet néfaste sur le rein. En revanche, si la formule est trop riche en énergie ou si on le nourrit trop, le chaton peu manifester des diarrhées osmotiques et autres troubles digestifs.[/justify:1vzm6lkk]


    Elimination

    - Le méconium
    [justify:1vzm6lkk]A la naissance, le chaton expulse normalement son «méconium». Le méconium est le terme employé pour décrire le contenu du tube digestif du nouveau-né à la naissance et qui s’est formé pendant la vie intra-utérine. Il est de couleur brun verdâtre et de consistance pâteuse. Si le méconium n’est pas éliminé immédiatement après la naissance, le chaton est constipé, ce qui se manifeste par un bdomen
    distendu.
    [/justify:1vzm6lkk]


    - Néphrologie néonatale
    [justify:1vzm6lkk]La miction débute dans les 24 premières heures de vie chez la plupart des chatons, stimulée par le léchage maternel qui empêche par ailleurs toute estimation de volume des urines pendant les premières semaines.[/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]La cristallurie, bien que fréquente chez les chatons n’entraîne généralement pas d’obstruction du tractus urinaire. La palpation d’une vessie distendue doit cependant conduire à suspecter cette éventualité.[/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]La déshydratation aiguë est peut-être le problème le plus dangereux pour le chaton nouveau-né et peut entraîner une insuffisance rénale rapide et grave qui se manifestera notamment par une distension abdominale et de la diarrhée.[/justify:1vzm6lkk]


    Système immunitaire

    Acquisition d’une protection contre les agents pathogènes
    [justify:1vzm6lkk]Le système immunitaire d’un nouveau-né est immature. L’absorption de colostrum pendant les 24 premières heures de vie lui confère une protection passive contre les agents pathogènes. Il est donc capital de s’assurer que tous les chatons ont accès aux mamelles dès leur naissance.[/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]Les chatons doivent absorber le colostrum que leur mère produit pendant 72 heures après le part.

    Ils prennent en moyenne un repas toutes les deux ou trois heures pendant les deux premières semaines de vie. Tout facteur empêchant le chaton d’ingérer correctement le colostrum durant les 12 à 24 premières heures de vie contribuera à l’apparition d’infections néonatales.[/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]On prête au colostrum de grandes vertus : aide à l’élimination du méconium par son action laxative, apport de nutriments utiles pour limiter l’hypoglycémie et commencer la croissance extra-utérine, protection contre l’hypothermie. Le colostrum a un rôle protecteur vis-à-vis des agents extérieurs puisqu’il apporte au chaton 90% des immunoglobulines qu’il possède au début de sa vie. Pour l’immunité passive transmise in utero dans l’espèce féline, on évalue à seulement 10% la quantité d’immunoglobulines transmises par voie transplacentaire. Ceci s’expliquerait par l’épaisseur du placenta, de type endothéliochorial chez le chat et constitué de quatre couches, que doivent traverser les anticorps pour atteindre le fœtus. [/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]Pourtant, durant la vie fœtale, les chatons sont déjà capables de répondre à une sollicitation antigénique 40 jours après leur conception.

    Pour cette même raison, (l’épaisseur du placenta), il est rare que les chatons aient à élaborer une réponse immunitaire in utero. Les phénomènes de tolérance immunitaire contre des agents pathogènes courants sont eux aussi exceptionnels.[/justify:1vzm6lkk]

    La
    composition du colostrum varie selon les espèces : chez le chat, le
    colostrum contient plus d’IgG que d’IgA, et une faible quantité d’IgM.



    [justify:1vzm6lkk]Dans les 5 jours qui suivent la parturition, le colostrum se change en lait et les concentrations en IgG et IgA deviennent plus faibles car elles proviennent essentiellement de la sécrétion locale. D’autres cellules sont également présentes : les cellules lymphocytaires et phagocytaires. Le chaton reçoit donc une immunité passive qui persiste jusqu’à 14 à 16 semaines. La quantité d’immunoglobulines présentes dans le colostrum pour la première tétée représente environ la moitié de la quantité totale d’anticorps fabriqués par la mère suite à une exposition à l’antigène. [/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]Il y a donc concentration active des anticorps dans le colostrum durant la gestation.

    Les anticorps maternels sont progressivement dégradés, et il a été possible de déterminer une demi-vie et une durée probable de protection en fonction de l’agent infectieux contre lequel ils sont dirigés (voir tableau ci-dessous). [/justify:1vzm6lkk]

    [justify:1vzm6lkk]La durée de protection des chatons par immunité passive dépend également du statut immunitaire de la mère : plus la mère a un titrage d’anticorps élevé contre une maladie donnée et plus le chaton sera protégé longtemps. Ceci a été démontré en particulier pour le virus de la Panleucopénie.[/justify:1vzm6lkk]


    Demi-vie
    des immunoglobulines maternelles chez les chatons nouveau-nés et durée
    de protection moyenne contre les principales maladies




    [justify:1vzm6lkk]NB : La durée de protection n’est qu’indicative : elle dépend du statut vaccinal de la mère. Lorsque la
    chatte est vaccinée contre une maladie, ses chatons auront plus d’immunoglobulines spécifiques et seront protégés plus longtemps.[/justify:1vzm6lkk]

    Le colostrum aurait également un rôle d’apport de facteurs de croissance favorisant le développement et l’équipement enzymatique de la muqueuse intestinale pendant les cinq premiers jours de la vie. D’autre part, le volume de colostrum ingéré après la naissance contribue à l’apport de liquide qui entre dans le volume circulant du nouveau-né. Une ingestion de liquide insuffisante serait à l’origine de troubles circulatoires. Le turn-over de l’eau est très élevé chez le jeune pendant la période néonatale. Pour cette raison, l’apport de liquide, donc la production de lait par la chatte, doit être en mesure de maintenir le volume sanguin.

    Intérêts de la pesée

    - Normes concernant le poids du chaton
    [justify:1vzm6lkk]Le poids de naissance est un facteur important de diagnostic. Il est bien établi qu’un faible poids de naissance est directement corrélé à la gravité des maladies des nouveau-nés. Une étude montre que 59% des chatons mort-nés ou morts quelques jours après la naissance avaient un faible poids de naissance.[/justify:1vzm6lkk]


    [justify:1vzm6lkk] Lorsque la chatte à reçu une alimentation inadaptée à son état physiologique pendant la gestation, le poids de ses chatons peut également s’en trouver affecté.

    Les chatons de faible poids de naissance ont un métabolisme plus élevé et des besoins en énergie augmentés. Ils sont donc d’autant plus prédisposés à l’hypoglycémie.[/justify:1vzm6lkk]


    [justify:1vzm6lkk]Afin de conserver les données, il est recommandé de remplir chaque jour un tableau, pendant au moins les 15 premiers jours.

    Le poids de naissance normal d’un chaton est de 100g +/- 10g. Normalement, un chaton gagne entre 15 et 30g/jour pendant les 4 premières semaines (au minimum entre 7 et 10 g/jour), et doit doubler son poids de naissance en 14 jours. Il prend en moyenne entre 50 et 100 g chaque semaine. Le facteur « sexe » n’a pas d’influence importante sur le poids pendant les premières semaines.[/justify:1vzm6lkk]



    - Origines d’une perte de poids
    [justify:1vzm6lkk]Une perte de poids peut être tolérée si elle n’excède pas 10% par jour, et ce sur un nombre de chatons limité. En effet, si tous les chatons perdent du poids, il faut en trouver la cause rapidement.[/justify:1vzm6lkk]


    [justify:1vzm6lkk]Si le poids diminue chaque jour, la nourriture est certainement insuffisante ou de mauvaise qualité. Il faut donc penser à réaliser un examen approfondi de la mère à la recherche d’une mammite, d’une métrite ou autre affection ayant une influence néfaste sur la production de lait. [/justify:1vzm6lkk]


    [justify:1vzm6lkk]Tout chaton perdant du poids sur 24 à 48 heures ou cessant d’en gagner sur 2-3 jours doit systématiquement faire l’objet d’une complémentation alimentaire. Le délai d’intervention doit tenir compte du fait que les résultats les plus favorables sont obtenus au début de la perte de poids.[/justify:1vzm6lkk]



    [justify:1vzm6lkk]Relation entre l’âge et le poids chez un chaton en croissance, de la naissance à huit semaines[/justify:1vzm6lkk]



    [tablecellspacing=0 cellpadding=0:1vzm6lkk][tr:1vzm6lkk][td:1vzm6lkk][/td:1vzm6lkk][/tr:1vzm6lkk][tr:1vzm6lkk][td:1vzm6lkk][/td:1vzm6lkk][td:1vzm6lkk][/td:1vzm6lkk][/tr:1vzm6lkk][/table:1vzm6lkk]

  3. #3
    Labrador
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    mai 2008

    Re: Le chaton nouveau-né : ce qu’il faut savoir, faire et ne

    [tablecellspacing=0 cellpadding=0:2amn4cyv][tr:2amn4cyv][td:2amn4cyv][/td:2amn4cyv][td:2amn4cyv][/td:2amn4cyv][/tr:2amn4cyv][/table:2amn4cyv]Réaction à l’environnement

    - Le toucher
    [justify:2amn4cyv]Le sens tactile, présent et bien développé à la naissance, se poursuit jusqu’à ce que les autres systèmes sensoriels permettent d’utiliser d’autres modes d’orientation dans l’espace.

    Sa maturation par un environnement stimulant joue un rôle déterminant dans la tolérance aux contacts corporels à l’âge adulte. Les réflexes tactiles d’orientation du nouveau-né disparaissent vers l’âge de 2 à 3 semaines et sont remplacés par les orientations sous contrôle visuel.[/justify:2amn4cyv]



    [justify:2amn4cyv]Le nouveau-né possède un réflexe particulier qui disparaît à l’âge de 14 jours. Il s’agit du réflexe de fouissement. Celui-ci lui permet de s’orienter et de rechercher une source de chaleur, la plupart du temps sa mère ou le reste de la portée. Ses mouvements spontanés sont peu développés et le chaton doit recevoir des stimulations de la part de sa mère : le léchage au moment de la mise bas est indispensable pour stimuler la respiration.[/justify:2amn4cyv]






    - La vue
    [justify:2amn4cyv]Les moyens de perception de l’extérieur sont très réduits chez le chaton nouveau-né : ses yeux sont fermés. Cela ne signifie pas qu’il ne puisse percevoir des différences de luminosité. Les premiers potentiels électriques peuvent être enregistrés au niveau de l’aire visuelle cérébrale dès le 4ème jour, et les premiers électrorétinogrammes à 6 jours.

    L’ouverture des yeux se produit entre 5 et 14 jours (8 jours en moyenne) mais la vision ne débute que vers 3 à 4 semaines.[/justify:2amn4cyv]



    [justify:2amn4cyv]Selon les auteurs, les réflexes de protection tels que le clignement à la menace, les réflexes cornéen et palpébral seraient présents avant l’ouverture des paupières, ou débuteraient à l’ouverture des paupières et seraient incomplets. Le clignement à la menace n’est vraiment présent qu’entre 4 et 12 semaines. La réponse pupillaire à la lumière débute 24 heures après l’ouverture des paupières mais n’est évidente qu’à partir de 21 jours.[/justify:2amn4cyv]



    [justify:2amn4cyv]Au 11ème jour, le chaton tourne la tête pour suivre un objet en mouvement. Du 15ème au 25ème jour, se développent l’orientation et la poursuite visuelle de la fratrie. La vue remplace alors complètement le toucher.[/justify:2amn4cyv]



    [justify:2amn4cyv]Jusqu’au 21ème jour, le chaton cligne des paupières mais doit détourner la tête lors d’illumination violente. Par suite la fermeture pupillaire sera suffisante pour exclure quasiment toute la lumière de l’œil en cas de nécessité.[/justify:2amn4cyv]



    A 25 jours, l’acuité visuelle est bonne, cependant, chez le chat, la fin du développement rétinien à lieu à l’âge de 5 mois.

    - L’audition
    [justify:2amn4cyv]A la naissance, le canal auditif externe est fermé. Les conduits auditifs s’ouvrent entre 6 et 14 jours (en moyenne 9 jours), pour être complète à 17 jours. Pourtant, le chaton n’est pas sourd et réagit dès le premier jour par un sursaut général lors de bruits violents et soudains.

    Au 12ème jour, le chaton oriente la tête vers les bruits perçus. A 13-16 jours, il se dirige vers la source pour l’explorer.[/justify:2amn4cyv]




    [justify:2amn4cyv]Vers le 20ème jour, le chaton discerne les sons connus des bruits inconnus, auxquels il réagit par une posture d’intimidation. L’audition est complète à partir de la cinquième semaine.[/justify:2amn4cyv]







    - Le goût
    [justify:2amn4cyv]Partiellement acquis à la naissance, le goût s’affirmera par la suite et à 10 jours le chaton perçoit les quatre saveurs de base.[/justify:2amn4cyv]







    - L’olfaction
    [justify:2amn4cyv]Bien développé à la naissance, l’odorat va encore évoluer et mûrir jusqu’à l’âge de 3 semaines. Il joue un rôle central dans les réflexes d’orientation et de tétée du nouveau-né. Il est responsable du choix occasionnel d’une mamelle préférée dès le troisième jour après la naissance.[/justify:2amn4cyv]







    - Le sommeil
    [justify:2amn4cyv]Le sommeil paradoxal est le seul présent la première semaine. Il se manifeste par de l’agitation, des secousses, parfois l’émission de vocalises. Le chaton est couché, membres et os fléchis, de petites contractions rapides parcourent les muscles de la face, des oreilles, et l’on note des mouvements des paupières, des membres et du corps. [/justify:2amn4cyv]




    [justify:2amn4cyv]A partir d’une ou deux semaines, le sommeil profond, plus calme, apparaît, et vers 8 semaines le rythme de sommeil sera adulte. Il est de courte durée.

    Le chaton est couché sur le côté ou sur le ventre, ne bouge pas et ne crie pas. Le sommeil de groupe ou sur la mère est marqué jusque vers 3 semaines, date à laquelle le sommeil solitaire commence à apparaître.[/justify:2amn4cyv]







    - Mouvements et tonus musculaire



    - Postures
    [justify:2amn4cyv]La dominance de flexion apparaît nettement lorsque la mère transporte le chaton en tenant la peau du cou dans sa gueule, l’ensemble du corps étant alors en position de flexion.

    Après 4 semaines d’âge, cette posture se modifie de telle façon que la nuque est en extension alors
    que le reste du corps est en flexion.[/justify:2amn4cyv]




    [justify:2amn4cyv]La dominance d’extension est plus variable. Elle débute dès le premier jour de vie mais peut s’atténuer avec l’âge. Les chatons peuvent alors montrer initialement une dominance d’extension puis en quelques secondes se plonger dans un état de dominance de flexion plus prolongé. Cette séquence paradoxale est surtout notée entre 15 et 40 jours.[/justify:2amn4cyv]







    - Locomotion
    [justify:2amn4cyv]A la naissance, le chaton peut déjà dresser sa tête mais ne peut se maintenir sur ses membres. Le développement du soutien du corps par les membres se fait en 4 étapes :[/justify:2amn4cyv]




    [justify:2amn4cyv]1ère étape : les antérieurs commencent à soutenir le corps lorsque le chaton est maintenu par les lombes et le bassin entre 1 et 10 jours (3 à 4 jours en moyenne).

    2ème étape : le soutien du corps par les membres antérieurs est spontané vers 5-6 jours en moyenne.

    3ème étape : le support par les membres postérieurs apparaît lorsque le chaton est maintenu par le thorax et les antérieurs (14-15 jours en moyenne).[/justify:2amn4cyv]




    [justify:2amn4cyv]Finalement : La capacité à maintenir complètement la station debout sur une surface se développe entre 5 et 25 jours (10 jours en moyenne).

    A la naissance, le chaton se déplace par quelques mouvements coordonnés de « nage ». [/justify:2amn4cyv]




    [justify:2amn4cyv]Les fonctions locomotrices continuent à se développer par la suite. A 20 jours, le chaton s’assied, quelques jours plus tard il peut marcher de façon instable. La marche est réellement acquise entre 23 et 40 jours (31 en moyenne), puis le chaton commence à grimper. [/justify:2amn4cyv]




    [justify:2amn4cyv]Cette dernière faculté est en relation avec la capacité de rétraction des griffes. Durant les 2 premières semaines, le nourrisson ne peut les rétracter puis progressivement leur contrôle augmente pour devenir correct dès la fin de la 3ème semaine.

    A partir de 6 à 8 semaines le chaton peut trotter et galoper.[/justify:2amn4cyv]







    - Retournement aérien
    [justify:2amn4cyv]Absente à la naissance, la capacité de retournement aérien apparaît entre le 21ème et le 24ème jour et sera définitivement acquis à 40 jours.[/justify:2amn4cyv]







    - Placement de patte
    [justify:2amn4cyv]Le placement de patte sous contrôle tactile et le tâtonnement existent dès la naissance.

    Le placement de patte et l’exploration sous contrôle visuel débutent vers 3 semaines et deviennent
    matures à 5-6 semaines.[/justify:2amn4cyv]









    Résumé des principales particularités physiologiques du chaton
    nouveau-né et leurs conséquences.




    [tablecellspacing=0 cellpadding=0:2amn4cyv][tr:2amn4cyv][td:2amn4cyv][/td:2amn4cyv][/tr:2amn4cyv][tr:2amn4cyv][td:2amn4cyv][/td:2amn4cyv][td:2amn4cyv][/td:2amn4cyv][/tr:2amn4cyv][/table:2amn4cyv]










    Conduite à tenir : mortalité néonatale chez le chaton



    [justify:2amn4cyv]Source : « La pathologie néonatale du chaton : mémento à l’usage du vétérinaire »


    Thèse pour le Doctorat Vétérinaire, Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort.
    MurielThevenet, 2007[/justify:2amn4cyv]

  4. #4
    Labrador
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    mai 2008

    Re: Le chaton nouveau-né : ce qu’il faut savoir, faire et ne

    Article majoritairement écrit par Gruik gruik

 

 

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