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Abandon et euthanasie des animaux de compagnie, une barbarie de masse

C'est une discussion Abandon et euthanasie des animaux de compagnie, une barbarie de masse dans le forum Général & Actualités sur les Animaux et la Protection, dans la catégorie Protection et Mode de Vie ; ...

  1. #1
    Libellule Funambule Avatar de phacélie
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    janvier 2010

    Abandon et euthanasie des animaux de compagnie, une barbarie de masse

    Commençons par l'abandon. Il y en a de plusieurs sortes. Il y a naturellement l'abandon le plus spectaculaire qui est aussi le plus lâche: l'abandon anonyme de l'animal en pleine forêt (attaché ou non à un arbre) ou sur quelque aire d'autoroute (l'animal est débarqué de la voiture qui repart aussitôt sous l'œil ahuri ou terrifié de la bête, laquelle hurle souvent de douleur devant cette épouvantable situation). Autre forme d'abandon anonyme, l'animal accroché de nuit, à l'abri des regards, à quelque porte de refuge, geste malgré tout comportant un petit zeste de morale puisqu'il sauve de la mort, au moins pour un temps, l'animal en question: l'on pourrait parler ici, si l'acte en soi n'était pas aussi honteux, d'abandon "sécurisé". C'est ainsi que mon chien labrador Will a été retrouvé un beau matin par les employés d'un refuge de l'Essonne.

    A côté de l'abandon anonyme, existe ce qu'il faut bien appeler le "pseudo" ou "quasi" abandon, car vécu comme tel par l'animal. C'est l'abandon qui fleurit sur internet sur les sites de petites annonces. Voici les raisons les plus fréquemment avancées par les "abandonneurs": départ à l'étranger; maladie grave ou invalidante; arrivée d'un bébé au foyer; allergie d'un enfant ou d'un autre membre de la famille aux poils de chien ou de chat; mésentente avec un autre animal; agressivité (au moins supposée) envers des enfants en bas âge; déménagement du propriétaire de l'animal dans un logement plus petit (et/ou sans jardin); insuffisance (supposée) de temps, par suite par d'une soudaine sur-occupation professionnelle qui empêcherait de s'occuper aussi bien de l'animal qu'auparavant; séparation conjugale...

    Bien entendu, au sens propre du terme, les propriétaires, en donnant ou en vendant parfois leur animal, ne commettent pas un abandon. Ce qui est plus grave, c'est qu'ils n'ont pas du tout conscience du mal (qui peut être irréparable) dont ils se rendent coupable envers leur animal, ou, ce qui est plus dramatique, n'en ont vraiment cure. Il faut à cet instant, sans détour, poser la question: celui qui a apporté, parfois depuis de très nombreuses années, un confort de vie à la bête, lui a donné l'amour et l'amitié ainsi que la sécurité a-t-il le droit de s'en séparer pour les raisons invoquées plus haut, même si certaines de prime abord peuvent apparaître "compréhensibles" -et elles le sont quelquefois (maître devenu invalide)? Cette question vaut également pour tous ces maîtres qui, à visage découvert cette fois, viennent abandonner leur animal dans un refuge, sous le regard stupéfait et affolé de celui-ci qui voit son compagnon s'éloigner de son regard et de sa vie.

    Pour Konrad Lorenz, le célèbre éthologue autrichien, les raisons invoquées de séparation d'avec un animal sont - sans distinction des raisons - tout simplement pitoyables. "Cela me stupéfie, écrit-il, que tant de gens, qui semblent par ailleurs avoir du sens moral, n'éprouvent aucune honte à tenir ces discours. Les droits de l'animal sont ainsi niés, non seulement par la loi, mais par l'insensibilité de beaucoup de gens... La fidélité d'un chien, conclue l'éthologue, est un don précieux, qui entraîne une responsabilité morale non moins contraignante que l'amitié d'un être humain."

    Le problème, me semble-t-il, vient de la méconnaissance chez beaucoup de "propriétaires" d'animaux des véritables besoins des chiens en particulier. Il faut savoir par exemple qu'un animal souffrira moins d'une réduction d'espace que d'une privation soudaine d'amour, qu'il souffrira moins d'une réduction du nombre de ses balades quotidiennes, ou de leur durée, que de la disparition physique de son "maître".

    Deuxième grande forme de maltraitance, une maltraitance irréversible, définitive: l'euthanasie. La mise à mort est une décision de "particuliers" ou, répétons-le, d'institutions en charge, paradoxalement, de la protection animale. Si naturellement chacun s'accorde à reconnaître le droit pour un médecin-vétérinaire, sollicité par un particulier ou un refuge animalier, d'abréger les souffrances d'un animal atteint d'une maladie incurable ou frappé d'une vieillesse invalidante, peut-on admettre l'exécution, souvent arbitraire, d'animaux jeunes et/ou en bonne santé ? Or de tels actes, appelés parfois "euthanasies de confort", se commettent quotidiennement dans le secret d'officines vétérinaires ou le "non-dit" de refuges et fourrières, souvent bondés il est vrai (mais saurait-on voir là une excuse?).

    Selon les sources, 100.000 euthanasies de chiens et de chats seraient chaque année, pratiquées en France, soit 10. 000 par mois et donc plus de 300 par jour. Disons le clairement: la mort donnée sans raison légitime, c'est-à-dire médicalement constatée, à un animal, qu'il soit de compagnie ou d'élevage, n'est qu'une infamie qui engage notre responsabilité morale et notre dignité d'homme. De quel droit en effet faisons-nous preuve d'une telle violence envers les animaux? En les tuant (de façon horrible souvent), nous devenons tout simplement des meurtriers, en les faisant souffrir les pires bourreaux qui soient.

    Dernière forme de maltraitance: la maltraitance institutionnelle. Celle des refuges et des fourrières pourtant censés protéger les animaux. Cette maltraitance peut être le résultat de contraintes matérielles (ce qui, encore une fois, n'excuse rien). Ainsi, hélas, certains animaux sont-ils encore trop souvent enfermés dans d'étroites cages métalliques, n'en sortant qu'exceptionnellement pour de courtes promenades, ce qui autorise ici à parler de véritable incarcération. Il faut savoir que de surcroît cette détention peut être de longue durée. Quelque 300 chiens et chats seraient enfermés depuis au moins 5 ans, parfois depuis 12 ou 13 ans dans ces conditions éprouvantes.

    D'autres, parce qu'ils sont trop vieux ou n'ont pas la bonne couleur (la couleur noire reste rejetée par les adoptants), ou n'appartiennent pas à la bonne race, peuvent passer leur vie entière en refuge. Mais, et le fait est ici plus grave encore, il arrive que la maltraitance institutionnelle soit choisie, que des animaux soient par exemple sciemment "punis" parce qu'ils ont fait des "bêtises" (ils ont souillés leur cage par exemple), que d'autres soient "mis à mort" parce qu'ils ne plaisent pas à tel ou tel responsable de refuge. Ainsi, dans une région et un refuge de France que nous ne nommerons pas, parce qu'une enquête est en cours, les molosses sont-ils systématiquement promis à la mort et des chatons délibérément affamés.
    (...)

    auteur : Michel Fize
    source : http://www.huffingtonpost.fr/michel-..._10773402.html
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

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  2. #2
    Libellule Funambule Avatar de phacélie
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    janvier 2010
    up, c'est malheureusement de saison.

    Autre forme d'abandon anonyme, l'animal accroché de nuit, à l'abri des regards, à quelque porte de refuge, geste malgré tout comportant un petit zeste de morale puisqu'il sauve de la mort, au moins pour un temps, l'animal en question: l'on pourrait parler ici, si l'acte en soi n'était pas aussi honteux, d'abandon "sécurisé". C'est ainsi que mon chien labrador Will a été retrouvé un beau matin par les employés d'un refuge de l'Essonne.
    ... quand les animaux ne sont pas tout simplement jetés la nuit par dessus les murs du refuge... si si, ça se fait et même assez couramment.
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  3. #3
    Libellule Funambule Avatar de phacélie
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    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  4. #4
    Labrador Avatar de Une pension pour César
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    septembre 2014
    Merci pour l'article! et si une âme sensible sensible aux vieux chiens derrière les barreaux passe par ici pensez à vous faire un petit tour sur le post de Mamie Tina, en taule depuis des années car trop vieille ;-). http://www.rescue-forum.com/adoption...ml#post2863472
    phacélie aime ça.

  5. #5
    Libellule Funambule Avatar de phacélie
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    Montpellier : il instrumentalise l’attentat de Nice pour abandonner son chien

    Un homme s'est rendu à la SPA de Montpellier et a inventé sa propre mort afin d'abandonner son chien.



    http://www.midilibre.fr/2016/08/03/i...ce,1375154.php

    ...

    - - - Mise à jour - - -

    Les abandons d’animaux en hausse de 21% cet été, les chiens principales victimes...

    http://wamiz.com/chiens/actu/abandon...vale-8382.html
    Dernière modification par phacélie ; 04/08/2016 à 11h44.
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  6. #6
    Libellule Funambule Avatar de phacélie
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    janvier 2010
    L'histoire autour de ce musicien et son chien a été perçue par l'association L214 comme une leçon de vie qui pourrait faire réfléchir à deux fois les personnes susceptibles d'abandonner les animaux cet été. Adopter un animal, c'est pour la vie.



    Elle a utilisé trois photos postées par un Belge, Gordon Delacroix, sur son compteReddit, qui ont été repérées début juin par le site américain The Dodo, spécialisé dans les animaux. Elles représentent les deux compères à différentes stade de la vie, 15 années séparant la photo la plus récente et la plus ancienne. Puis, les médias anglo-saxons se sont emparés du sujet.


    http://www.huffingtonpost.fr/2016/07..._10810390.html
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  7. #7
    Libellule Funambule Avatar de phacélie
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    janvier 2010
    Abandon d'un animal, l'impact sur l'enfant


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    Découvrir que ses parents sont capables d’un tel acte est une déflagration psychique pour l’enfant. Voici pourquoi. Avec le psychanalyste Jean-Pierre Winter.


    Que représente l’animal de la maison pour un enfant ?

    Jean-Pierre Winter* : Si l’animal l’accompagne depuis sa naissance, l’enfant en fait un double jusqu’à 4,5 ans. Car la représentation que l’enfant a de lui-même se confond avec celle de l’animal, comme elle se confond avec ses jouets. Jusqu’à cet âge, l’enfant est « animiste » : il se met sur le même plan que les objets et les animaux. Ainsi, il s’occupera du chien ou du chat comme il pense que l’on s’occupe de lui. Ce qui arrive à son animal lui arrive à lui, et vice-versa. Puis « l’humanisation » se fait par distinction progressive, avec un statut flou pour l’animal qui reste, dans la psyché de l’enfant, très ambivalent et surtout, fonctions des moments.
    *Auteur de Transmettre (ou pas) (éditions Albin Michel)


    Comment cela traduit-il, dans le cadre d’une maltraitance à l’égard de l’animal ?

    Jean-Pierre Winter : L’enfant peut réagir - à retardement d’ailleurs - à une attitude brutale des parents à l’égard du chien, du chat, et même du poisson rouge : soit par de la tristesse, en intériorisant ce qu’il suppose être celle de l’animal ; soit par une brutalité ou une insolence à l’égard de ses parents. Et que ces derniers peuvent ne pas s’expliquer quand ils n’en ont jamais usé avec leur enfant. Sauf que lui a été témoin d’insultes, de hurlements, voire de violences à l’égard de l’animal et qu’il s’identifie à la manière dont celui-ci est traité. On est beaucoup plus sensible, dans la construction de son psychisme, à ce qu’on fait aux autres qu’à nous mêmes. Les enfants réagissent avec une grande violence à l’injustice faite sur autrui (animal, frère ou sœur, même s’il n’est pas démonstratif avec eux) alors que cette injustice à leur égard leur paraît moins grave.

    Quand ses parents abandonnent l’animal de la famille, comment l’enfant peut-il le vivre ?

    Jean-Pierre Winter : L’interprétation de ce qu’éprouve l’enfant – surtout quand il n’exprime rien, faute le plus souvent d’être entendu par des parents qui vont trouver toutes sortes de raisons, d’excuses, minimiser les conséquences, voire culpabiliser l’enfant (« tu n’avais qu’à t’en occuper », etc.) - dépend de beaucoup de facteurs. Mais ce qu’il va découvrir, c’est un questionnement sur ce qu’est un lien pour ses parents : « sont-ils capables d’avoir de vrais liens ? » ; « et avec moi ? » Puisqu’ils font croire, de septembre à juillet, que cet animal est accepté et, du jour au lendemain, ils vont s’en débarrasser. Alors que lui, il a un vrai lien avec l’animal, et qui le sécurise dans la plupart des cas. Avec un chien, par exemple, il n’y a pas d’ambivalence de la part de l’animal. L’enfant peut même se permettre d’être agressif avec lui, sans conséquences. C’est très rare dans la vie. L’enfant perçoit bien que le chien ne va pas le tromper, le punir, lui mentir ou l’agresser. L’abandon résonne donc sur cette dimension :comment est-il possible que l’on puisse se séparer (dans des conditions qui sont souvent, de surcroît, extrêmement cruelles pour l’animal), d’un être a qui on a parlé, qui avait un nom ? C’est-à-dire qui est entré dans l’ordre symbolique : il fait partie des structures élémentaires de la parenté. Et le torturer, même sous la forme de l’abandon, devient du sadisme.

    Que va-t-il se passer pour l’enfant ?

    Jean-Pierre Winter : Il s’agit pour lui de savoir, puisque l’animal fait partie de cette chaîne symbolique, à quelle place il est. Va surgir tout ce à quoi l’animal est lié dans cette chaîne : son histoire dans la famille (à travers toutes sortes de questions : comment on l’a eu, pourquoi un chien et pas un chat, par exemple, est-ce que papa et maman était d’accord entre eux ? Est-ce que l’un l’aimait et l’autre pas ? Est-ce qu’ils vont se réjouir maintenant qu’il n’est plus là ?) les moments où il nous a aidé à surmonter une épreuve, où il nous a fait rire, sa joie de nous retrouver le soir ou à notre réveil, etc. Comme pour la mort d’un être proche, un deuil va s’ouvrir, mais qui va rester indicible puisque l’enfant ne pourra pas être entendu.

    En effet, on s’aperçoit que beaucoup d’enfants ayant vécu ce traumatisme n’en parlent pas, même devenus adultes. C’est une douleur qui n’a pas de mots.

    Jean-Pierre Winter : Le manque de mots s’appuie inconsciemment, en partie, sur le fait que l’animal ne parle pas. Ce dont les parents vont jouer d’ailleurs, à leur insu ou pas, puisque du coup, on peut faire ce qu’on veut à l’animal, dire n’importe quoi à l’enfant, se justifier n’importe comment. Ou ne rien dire du tout. Dès lors que l'enfant ne peut pas en parler (déni de deuil), un vide symbolique s’installe. Car ce qu’on ne peut pas exprimer se transforme en symptômes, s’enkyste comme un poison qui attend de se libérer, sous forme de maladie, de pathologie de la relation (abandonnisme, peur du lien, vie passée à attendre un retour impossible…)… Ou de parole dans le meilleur des cas, si l’enfant a la chance de pouvoir trouver un interlocuteur. La résonance va dépendre de ce qui a été raconté autour de cet abandon. Le discours de la la société a aussi un impact. Il met au défi de choisir où il n’y a pas lieu de choisir : où tu es du côté des hommes, ou bien tu es du côté des bêtes. Et si tu es du côté des bêtes, c’est que tu es bête !

    On peut remarquer que le parent ne devient que très rarement cet interlocuteur. Parce qu’on doit en passer avec eux par un règlement de comptes ?

    Jean-Pierre Winter : Le règlement de compte avec les parents ne peut pas avoir lieu. Parce que l’enfant tend toujours à vouloir protéger ses parents même quand ils les a blessé.

    http://www.femmeactuelle.fr/enfant/e...-sadisme-31755
    Dernière modification par phacélie ; 05/08/2016 à 09h10.
    Delphane and lilyssie aiment ça.
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  8. #8
    Raton Danseur Avatar de Delphane
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    C'est intéressant ce genre d'article, ça élève le débat...

    C'est vrai que je me demande toujours, quand je regarde les post d'abandons, comment on peut en arriver là... Si on exclue les cas les plus extrêmes, comme le décès/la maladie, un déménagement totalement incompatible avec l'animal, maître totalement dépassé (après avoir fait appel à un comportementaliste, le propriétaire se rend compte qu'il est incapable de gérer son animal - c'est plus vrai pour les chiens, je pense) finalement, il ne reste plus beaucoup de cas pour lesquels la seule et unique solution est l'abandon. Et dans beaucoup de ces cas, je pense que des gens responsables essaieront de replacer eux-mêmes ou par une asso plutôt qu'un abandon pur et simple à la SPA (je sais que pour certains, c'est la même chose... mais pour moi, ça relève quand-même d'une démarche différente).

    Du coup, je pense que d'une certaine façon, cette "capacité" d'abonner en masse témoigne de l'individualisme croissant de notre société d'où résulte l'incapacité à "créer des liens" réellement respectueux et investis dans la durée... quelque part, quand on a créer ce type de lien avec son animal, je veux dire ce lien qui est un sens véritable et profond, on ne peut plus l'abandonner, ou du moins pas sans une raison qui soit cas de force majeure.
    Et cela va de paire avec le consumérisme de notre société aussi qui consiste à prendre quand ça nous arrange pour satisfaire un plaisir futile et finalement immature... et à jeter "l'objet" (parce que ce n'est plus finalement que ça : un objet) dès lors qu'il ne satisfait plus à ce plaisir, ou que l'on s'est trouvé un autre objet de désir.

    Du coup, je me dis que d'une certaine façon, les personnes capables d'abandon sont sans doute des personnes immatures, et incapables d'investir les liens qu'elles tissent de sens véritable... Et je me dis que si on regarde bien... et bien on peut transposer cela parfaitement aux relations humaines actuelles et à la façon de se comporter de nombre de nos contemporains.
    girafe, phacélie et lilyssie aiment ça.
    Tu crois pouvoir écraser cette chenille ? Bien, c’est fait : ce n’était pas difficile. Bien, maintenant, refais la chenille…
    Lanza del Vasto
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  9. #9
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    J'ai remarqué aussi le cas de l'animal "substitut" de l'enfant, des jeunes couples de 22-25 ans qui adoptent un animal, le "sur-investissent" en adoptant une attitude très maternante par rapport à lui et quand le premier enfant nait 5 ans plus tard l'abandonnent sous des prétextes fallacieux(manque de temps, allergie)

    Je me suis très souvent interrogé sur les causes de ce processus psychologique (surement de l'immaturité la satisfaction des envies immédiates prime sur les conséquences à long terme)et comment au moment de l'adoption les gens ne prennent pas conscience de l'aspect "déviant" de leurs motivations qui fausse le lien dès le départ et conduira inévitablement à l'abandon

    L'abandon de l'animal une drôle de façon de commencer son role de parents je me demande s'ils en parlent (et comment) à l'enfant quelques années plus tard "quand t'es né on avait un chat mais bon il perdait trop de poils alors on l'a mis à la SPA t'inquiète il était bien là-bas"
    Dernière modification par Oscarine ; 06/08/2016 à 09h27.

  10. #10
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    Faudrait leur expliquer aussi ce qu'ils font perdre comme souvenirs et moments de joie à leur gosse aussi...
    Mes parents ont toujours eu des animaux (d'ailleurs, mon père a épousé ma mère avec son chien, c'était point négociable... ), ça leur serait pas venu à l'esprit de les larguer à ma naissance ou à celle de mon frère...

    Franchement, j'ai l'impression que dans la majorité des cas d’abandon, si on creuse un peu, on est en face de l'immaturité et du manque de courage de nombre de nos contemporains... des éternels grands ados qui prennent la vie pour un magasin de jouet, on jette le "vieux jouet" quand on en a un plus neuf et plus intéressant. Aucun sens de la responsabilité, et aucune empathie non plus...
    vivelesbergers! and phacélie aiment ça.
    Tu crois pouvoir écraser cette chenille ? Bien, c’est fait : ce n’était pas difficile. Bien, maintenant, refais la chenille…
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  11. #11
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    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  12. #12
    Libellule Funambule Avatar de phacélie
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    janvier 2010
    L'été est particulièrement propice à l'abandon de chiens et chats au bord de la route. Pour lutter contre ce fléau, Boomerang TV -en partenariat avec la SPA- organise une grande opération «un été de Wouf» pour sensibiliser contre l'abandon des animaux de compagnie. Jusqu'au 31 août, la chaîne propose un jeu-concours dans lequel les maîtres peuvent créer le passeport de leur bête et tenter de leur faire gagner un week-end. Chaque passeport créé permettra aussi d'offrir un repas à un animal de la SPA. À l'heure actuelle, près de 5 500 chiens et chats en refuge en ont déjà bénéficié.
    http://www.ladepeche.fr/article/2016...s-animaux.html





    À LA MER, À LA VILLE OU À LA CAMPAGNE, C'EST TOUJOURS PLUS RIGOLO AVEC SON ANIMAL !

    Sais-tu que chaque été, 40 000 animaux de compagnie sont abandonnés en France ?
    C'est pourquoi ta chaîne Boomerang a décidé de s'engager avec le soutien de la SPA.
    " Boomerang, la chaîne de toute la famille est légitime auprès des enfants et de leurs parents pour porter cette cause qui nous est apparue naturelle. " a déclaré Pierre Branco, Directeur Général de Boomerang en France.
    Avec l'aide du plus célèbre chien au monde, Scooby-Doo, Boomerang s'engage pour que tout le monde, y compris ton animal, passe des vacances au poil cet été !
    En partenariat avec Wamiz, le site des animaux de compagnie, retrouve sur notre site les meilleurs conseilspour t’occuper de ton animal pendant les vacances.
    Il ne peut pas partir avec toi ? Découvre les différentes solutions qui existent pour le faire garder durant l'été.
    Maintenant, à toi, avec l'aide de tes parents, de t'engager en participant à notre concours photo " Des Vacances Au Poil " !
    http://www.boomerangtv.fr/campaigns/vacances-au-poil
    Dernière modification par phacélie ; 12/08/2016 à 17h33.
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  13. #13
    Libellule Funambule Avatar de phacélie
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    Up, c'est malheureusement toujours de saison...
    Deux vidéos récentes sur le sujet par là :

    Campagne 2018 - 30 Millions d'Amis - DITES NON À L' ABANDON


    Le fléau des abandons d'animaux

    Le kit de la Fondation 30 Millions d'Amis pour préparer la période estivale quand on a un animal :

    Kit 2018 "Vacances entre amis" pour bien préparer la période estivale avec son animal
    Dernière modification par phacélie ; 30/06/2018 à 10h14.
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  14. #14
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    "Je ne pense pas être un salaud" : Marc nous explique pourquoi il a abandonné son animal (comme 100 000 personnes par an)

    Ce trentenaire a relâché son chat dans un champ, un jour de septembre 2014. Il nous raconte ce qui l'a incité à prendre cette décision.

    Une voiture qui s'arrête sur le bas-côté d'une aire d'autoroute, une portière qui s'ouvre, un labrador poussé dehors, et une famille qui redémarre, laissant derrière elle l'animal déboussolé. C'est le scénario classique qui vient à l'esprit quand on évoque les animaux abandonnés, un phénomène particulièrement important l'été : c'est là que se produisent 40% des 100 000 abandons annuels, selon la SPA. Début juin, la fondation 30 millions d'amis a lancé une campagne émouvante contre ce phénomène.

    Dans ce scénario, la personne qui abandonne est souvent sans visage, et son geste inexplicable et inexpliqué. Allergies, déménagements, séparations ou lassitude sont citées pêle-mêle par la SPA comme autant de raisons à cette décision. Pourtant, il est parfois l'œuvre de propriétaires qui disent aimer leur animal, et ont la conviction d'avoir fait, sinon le bon choix, du moins le seul possible. Comme Marc* qui, en 2014, a abandonné son chat de quatre ans.

    "Il était très lunatique"

    "Je pense que je n'aurais pas abandonné un chien... Il y a plus de proximité avec le maître", assure d'emblée Marc. D'ailleurs, si le jeune homme a pris un chat, à 28 ans, c'était par désir de posséder un animal "plus simple à gérer". Il a vite déchanté. Rapidement, Chaminou a commencé à uriner partout dans l'appartement et à se montrer agressif, en particulier avec les filles. "Il était très lunatique, en fait. Il pouvait être très calme, et puis d'un coup il griffait ou mordait",se souvient Marc. Pour éviter ce genre d'erreurs de casting, les refuges conseillent de se renseigner sur le type de chat et son caractère avant de le choisir. Mais Marc a lui choisi d'adopter un chaton de cinq mois, petit de la chatte des parents d'un ami.

    Je n'ai su que plus tard que Chaminou était probablement l'enfant du chat sauvage du coin, et que sa mère était aussi caractérielle. Marc à franceinfo

    Sur six chats de cette portée, au moins deux ont ainsi été piqués. Marc estime avoir hérité d'un chat un peu "pété du cerveau" dès la naissance. "Chaque animal a son propre caractère, certains sont plus difficiles que d’autres", reconnaît la présidente de la SPA, Natacha Harry, interrogée par franceinfo. Mais ce n'est pas pour autant une fatalité, assure-t-elle : "Lorsqu’une personne rencontre des difficultés avec son animal, elle peut se faire aider, en consultant son vétérinaire ou un éducateur comportementaliste." Une démarche que Marc n'a jamais entreprise.

    Son style de vie n'a pas forcément aidé à ce que l'animal s'épanouisse : né à la campagne, Chaminou a ensuite vécu à Paris, dans un appartement de 25 m2 dont il ne sortait jamais, en dehors de quelques week-ends au vert. "Il a sauté deux fois du balcon, depuis le troisième étage", raconte son ancien maître, qui n'y a vu aucun message sur son besoin de grand air.

    "Il a regardé aux alentours et il est parti tout seul"

    "Il me pourrissait un peu la vie, mais jamais je n'aurais songé à l'abandonner",se défend Marc, qui a vécu seul avec Chaminou pendant quatre ans. Mais en 2014, le jeune homme déménage près de Nantes pour s'installer avec sa petite amie. Et la cohabitation se passe mal avec le chat, qui se montre agressif avec la jeune femme. Le ménage ne dure qu'une semaine : "Elle m'a fait comprendre que c'était lui ou elle. C'est lui qui a dû partir, même si je l'aimais."


    Chaminou, pris en photo par Marc avant son abandon. (DR)

    Le jeune homme réfléchit alors à une manière de s'en débarrasser. "Jamais je ne l'aurais donné, ou à un ennemi à la rigueur", plaisante Marc, refroidi par de précédentes expériences. Quand il partait en vacances et laissait son chat à des amis, "il ruinait leur appartement". C'est sa petite amie qui lui suggère une solution : "Elle connaissait un champ, pas loin d'où elle avait grandi, où vivaient pas mal de chats plutôt sauvages. Un ami, un peu hippie, vivait à côté et récupérait tous les chats du coin." Marc se persuade que l'abandonner là constitue "une façon de lui redonner sa liberté", ce qu'il fait, un midi de septembre :

    Je me souviens qu'il pleuvait. C'était assez pathétique, en fait. J'étais vachement triste, je crois que j'ai pleuré. Il est sorti de sa cage, il a regardé aux alentours et il est parti tout seul. Marc à franceinfo

    Depuis, Marc, qui vit à une dizaine de minutes du champ, n'a pas plus jamais revu son chat. Il a tenté de le recroiser, en revenant sur place plusieurs fois. En vain. S'il aimerait croire à une fin heureuse, il se dit sans grande illusion : pour lui, son chat "a dû rapidement se faire choper par un renard".

    "Une façon de ne pas affronter le regard des autres"

    Pourquoi ne pas l'avoir laissé dans un refuge ? Il assure y avoir pensé, mais confie avoir été freiné par le sentiment que "ça aurait été vraiment l'abandonner". Trois ans plus tard, Marc reconnaît que c'était, sans doute, "une façon de ne pas affronter le regard des autres". Les personnes qui laissent un animal à la SPA doivent ainsi expliquer au refuge les raisons de cette séparation. "On essaie de savoir si leur choix est mûrement réfléchi, de leur donner des conseils s'il y a un problème avec l'animal et qu'ils veulent que ça change", explique à franceinfo Christophe Dumont-Richet, responsable d'un refuge SPA à Marennes (Charente-Maritime). Une confrontation qui se veut pédagogique, mais que Marc appréhendait.

    [La peur du regard des autres], je pense que c'est pour ça que les gens laissent leurs animaux sur l'autoroute. Marc à franceinfo

    A leurs risques et périls. Abandonner son animal est en effet puni par la loi. En théorie, Marc risquait jusqu'à 30 000 euros d'amende et deux ans de prison, au même titre qu'un "acte de cruauté" envers un animal. En janvier, une jeune femme qui avait laissé son chien attaché au bord d'une rivière, expliquant qu'elle n'avait aucune possibilité de le faire garder en son absence, a été condamnée à verser 1 500 euros à deux associations et à des travaux d'intérêt général. Si Marc ignorait que la sanction existait au moment où il a relâché Chaminou dans la nature, il affirme que cela ne l'aurait pas dissuadé tant la situation lui semblait insupportable : "J'aurais quand même pris le risque. Ou alors je l'aurais fait piquer..."

    Reste que s'il devait tout refaire, il n'adopterait pas Chaminou, surtout en vivant dans un appartement de 25 m2. Malgré son acte, Marc affirme ne pas avoir pas tiré une croix sur les animaux : réticent à "s'engager pour 10 ou 15 ans" avec un autre chat, il envisage de "prendre un chien pour aveugle, que tu n'accueilles que pour six mois le temps de leur formation". Il en est convaincu : on peut aimer les animaux, mais tomber sur un chat "complètement taré" et l'abandonner par contrainte. "Je ne pense pas être un salaud", souffle-t-il.

    * A la demande du témoin, son prénom a été changé.


    https://www.francetvinfo.fr/animaux/...n_2779011.html
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    "Je ne pense pas être un salaud"
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    Tu crois pouvoir écraser cette chenille ? Bien, c’est fait : ce n’était pas difficile. Bien, maintenant, refais la chenille…
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