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L'humanité menace son propre bien etre en surexploitant la planete.

C'est une discussion L'humanité menace son propre bien etre en surexploitant la planete. dans le forum Général & Actualités sur les Animaux et la Protection, dans la catégorie Protection et Mode de Vie ; Tu as lu les autres postes des especes qui disparaissent ? 30% des oiseaux et 75% des insectes dont se ...

  1. #16
    Presque étoilé ! Avatar de N'Gorongoro
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    Tu as lu les autres postes des especes qui disparaissent ? 30% des oiseaux et 75% des insectes dont se nourrissent les oisillons. Le constat est une catastrophe planetaire meme si localement on peut observer des ameliorations ephemeres pour la survie globale et cela tous les scientifiques s'accordent sur ce point. Tant que les modeles d'agriculture, de destruction de l'habitat, des polluants persisteront, les especes declineront, c'est malheuresement un constat objectif
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  2. #17
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    Citation Envoyé par vivelesbergers! Voir le message
    La biodiversité a baissé (je plonge depuis 1988 au même endroit et je peux en témoigner). MAIS il y a un mieux. Je crois sincèrement que les choses peuvent encore s'améliorer. Que les gens peuvent faire attention et... Bref, j'ai croisé un mérou cet été. Que je n'avais pas vu depuis... Allez, soyons honnêtes... 1989. Si on fait vraiment quelque chose (là bas, ils ont ENFIN limité les rejets en mer, pas la pêche, la fréquentation touristique, juste la forme de pollution... ) Bref... Quoi qu'on fasse, quel que soit le niveau, ce n'est PAS NÉGLIGEABLE. Franchement. Parce qu'à force de dire, il y a un risque qu'on se dise "bon, c'est bon, de toutes façons c'est foutu..." attention à ne pas négliger les vocations... Ni ne pas reléguer les efforts au rang de "trop tard"... Il n'est jamais top tard pour essayer.
    En effet, cela s'améliore sûrement dans certaines zones (très limitées) de la Méditerranée et cela permet à certains poissons comme le Mérou d'y réapparaître. C'est déjà çà et en effet çà vaut le coup de ne pas négliger les efforts et les vocations.

    Malgré tout, je reste septique sur la sauvegarde de la nature et de la Méditerranée en particulier. Il y a quelques années j'ai fait une croisière en Méditerranée sur un de ces affreux gros "paquebots" remplis de horde de touristes ... et bien j'aurais dû prendre des photos car il ne se passait pas une seule heure de navigation sans voir des sacs plastiques à la surface de l'eau...
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  3. #18
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    Bien sûr tout ça est très triste/ énervant, il y vraiment de quoi être révolté devant tout ce gâchis, mais comme dit dans le dernier article que j'ai posté :
    Si tout le monde s’y met et que de nouveaux marchés financiers semblent rentables, alors les gouvernements suivront !
    La vie a plus d'un tour dans son sac, qui sait ce qui peut encore se produire si beaucoup de gens s'y mettent, en particulier les nouvelles générations qui devront survivre sur cette planète dans l'état où elles la trouvent.
    Il nous faut faire chacun/ chacune notre part, tels de petits colibris (comme celui de la légende qui apportait sa goutte d'eau pour éteindre l'incendie), suivre la sage parole de Ghandi (Sois le changement que tu veux voir dans le monde)...


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    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  4. #19
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    Le processus de destruction de la planete est trop engagé pour une survie significative des especes car meme si les enfants d'aujourd'hui sont sensibilisés a ces problemes, la lutte est inégale face aux lobbies des grands groupes qui se partagent la planete: grands investisseurs en agro-alimentaire, en bois, déforestation massive de la ceinture équatoriale, pollutions a l'echelle planetaire, oceans engorgés de déchets, qui tuent des tas d'especes directement et indirectement, groupements petroliers, forages . Liste non-exhaustive. C'est a cette échelle que se situe la degradation reelle. Tout le monde ne s'y mettra jamais pour des questions politico-economiques, seules les petites actions locales permettront des survies tres localisées.

    Et pour reprendre ce qui est dit plus haut, les géants des mers pour tourisme de masse,perturbent la vie marine. Leur entrée dans les ports devrait leur etre interdite. Degradation des sites comme a Venise que l'on tente de sauver depuis un siecle pour de multiples raisons, ils n'ont pas besoin de ces monstres en plus.
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  5. #20
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    Devant le péril qui menace l’humanité, Hubert Reeves appelle à dire non, et se battre avec l’obstination d’un enfant.

    « Les décisions qui vont être prises ces années-ci vont influencer le cours de la vie humaine pendant des milliers d’années. »
    C’est l’astrophysicien Hubert Reeves qui le pense et le dit : l’heure est critique si l’on veut sauver la planète du sort que l’humanité lui concocte à grands coups de gaz à effet de serre et de pompage de ressources naturelles. Critique… mais pas sans espoir.

    « On est dans un combat épique entre deux forces, expose-t-il à la fin du documentaire La Terre vue du coeur : une force de destruction et de détérioration, puis une force de restauration. Et les deux courants croissent. » « Personne n’a la moindre idée de ce que sera cette planète dans 50 ans », ajoute Reeves. Mais dans ces circonstances, une seule attitude est possible : lutter, croit celui dont le regard sur la question a gagné en optimisme au fil des ans.
    Le légendaire scientifique à la barbe blanche établit ailleurs dans le film de Iolande Cadrin-Rossignol un parallèle entre la situation actuelle et celle prévalant durant la Deuxième Guerre mondiale.

    Le mouvement nazi faisait alors craindre la disparition de la civilisation, rappelle-t-il. « Cependant, une personne a dit non — Churchill. Il a dit : “On va défendre la civilisation jusqu’au bout. On va être obstinés comme des enfants.” Et à partir de son courage, les choses ont progressivement évolué et on a pu sauver la civilisation. »

    « Aujourd’hui, ce n’est pas la civilisation qui est en péril, c’est l’avenir de l’humanité, soutient Reeves. Mais il faut une attitude analogue à celle de Churchill : il faut dire non, nous allons nous battre. »

    Ces constats — et ce requiem — traversent le film de Cadrin-Rossignol, qui travaille pour la troisième fois avec Hubert Reeves. Sorte de grand plaidoyer pour la sauvegarde de la biodiversité terrestre, La Terre vue du coeuraborde des thèmes connus (la sixième extinction provoquée par l’être humain, les ravages infligés à la planète, l’interdépendance des êtres vivants…) en visant un triple objectif : faire comprendre la menace ; illustrer la prodigieuse beauté de la biodiversité terrestre et océanique ; et susciter des envies d’action.
    On pourrait ainsi l’inscrire dans la mouvance du documentaire français Demain, qui a connu beaucoup de succès il y a deux ans. Le traitement est différent, mais le ton (dans les deux cas, on s’adresse à un public qui ne suit pas le dossier au jour le jour) et le message fondamental — des actions positives sont possibles — se ressemblent passablement.
    « On ne voulait pas un film exaspérant ou accablant, disait la réalisatrice mercredi en entrevue. Beaucoup de films sur le sujet disent que c’est épouvantable. La réalité est que la situation est urgente, oui, mais aussi qu’il faut agir. Et on a voulu que les gens sortent du film avec le pouvoir de changer les choses, peu importe qui ils sont. »

    Des énergies partout

    Le documentaire est construit autour des interventions et observations d’Hubert Reeves, filmé dans sa ferme en Bourgogne. Mais autour de ce pivot, d’autres scientifiques, auteurs, avocats, philosophes ou militants font oeuvre de pédagogie en démontrant ce qui ne fonctionne pas, mais aussi quelles solutions existent pour renverser la vapeur.

    On croise ainsi une exploratrice américaine des eaux profondes, une botaniste autochtone américaine, l’écrivain et sociologue français Frédéric Lenoir, le directeur du Jardin botanique de Montréal, une spécialiste de l’intelligence animale, etc. « Des spécialistes, mais aussi des gens engagés », note Iolande Cadrin-Rossignol.

    « Il y a des gens partout, des énergies, des consciences qui font bouger les choses », dit Lenoir dans le film. Il transmet le message qu’il faut « passer à une logique de qualité plutôt que de quantité : ne pas considérer la planète comme un objet qu’on peut piller. Il faut considérer que la nature est un organisme vivant avec qui on doit être en relation, en communion. » D’un intervenant à l’autre, les sujets d’intérêt changent, mais pas la finalité de la réflexion.
    Michel Labrecque, du Jardin botanique de Montréal, a reçu le film comme un « appel à ne pas baisser les bras. J’ai été bouleversé, mais ravi, de voir qu’on est plusieurs intervenants de différentes sphères, de toutes sortes de formations, et que nos propos concordent, disait-il la semaine dernière. On est tous avec les mêmes inquiétudes, mais en même temps on est tous accrochés à de l’espoir ».

    « Personne n’arrive avec une solution miracle, ou encore en disant que c’est la catastrophe. On amène notre petite lumière à cette tragédie », ajoute-t-il.
    Elle aussi présente dans le film, Élise Desaulniers — la directrice générale de la SPCA de Montréal — estime que le documentaire est l’un « des rares où on voit qu’il y a un dialogue, et non une division, entre le mouvement écolo et celui pour le droit des animaux ».

    Un appel au coeur

    Pour offrir un film qui en imposerait suffisamment côté biodiversité, Mme Cadrin-Rossignol s’est tournée vers l’achat d’archives de « sources très différentes ». « Un travail très long, lourd et coûteux », dit-elle.
    Mais l’impact visuel est là : la puissance des morses de l’Arctique, les forces mystérieuses des forêts tropicales, l’éclat de la bioluminescence qui anime les profondeurs des océans… La Terre vue du coeur fait ainsi justement appel au coeur pour inspirer la prise de conscience. « C’est un regard qui essaie de comprendre, mais aussi de sentir », suggère le sage Reeves.

    https://www.ledevoir.com/societe/sci...a-biodiversite
    Dernière modification par phacélie ; 09/04/2018 à 17h33.
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  6. #21
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    Tant que les dirigeants du monde ne changeront rien a l'exploitation de la planete, je crains pour l'humanité de demain. H. Reeves a ete de tous les combats durant sa vie
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  7. #22
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    Maladie de Parkinson : les pesticides menacent agriculteurs et riverains
    https://www.sciencesetavenir.fr/sant...ticides_122936
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  8. #23
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    Interview d'Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES

    Anne Larigauderie, secrétaire exécutive de l'IPBES


    EurekAlert!





    M.B. : Pourquoi la biodiversité ne bénéficie-t-elle pas de la même attention médiatique que le changement climatique ? Les travaux de l’IPBES restent toujours beaucoup plus confidentiels que ceux du GIEC alors que l’urgence est la même et les enjeux tout aussi cruciaux.

    A.L. : C’est toujours la question qui revient et on a quelque espoir que cette année va peut-être un peu changer le cours des choses. Si on s’intéresse au climat ce n’est pas pour le climat lui-même mais pour son influence sur la vie sur terre. Cela devrait être ça le souci essentiel de l’humanité or ce n’est pas vraiment le cas. Le changement climatique est perçu comme une menace directe et immédiate sur les activités humaines, mais pas la perte de la biodiversité. La biodiversité, elle, devrait effrayer au même titre en raison des conséquences des disparitions d’espèces. Elle est souvent encore perçue par le grand public et les décideurs comme lointaine et avec un impact indirect. Les gens aiment bien les abeilles et les pandas mais leur disparition n’est pas perçue pour beaucoup comme une menace pour eux-mêmes. Fondamentalement, les questions liées à la biodiversité sont aussi beaucoup plus complexes à comprendre et à résoudre que celles liées au climat, ce qui peut expliquer cette faible médiatisation.

    M.B. : Dans les deux cas, l’être humain est bien à l’origine des dégâts climatiques et sur la biodiversité…

    A.L. : Exactement. Les grands mécanismes à l’origine du problème sont les activités humaines. Pour la partie terrestre : c’est la destruction de l’habitat, les déforestations pour construire des routes, des quartiers, l’agriculture et l’utilisation des pesticides en particulier. Au plan marin, la première cause de la disparition de la biodiversité, c’est la surexploitation des ressources marines, la surpêche, la pollution de l’eau, son réchauffement. Et puis il y a la pollution de l’air et les espèces envahissantes qui peuvent conduire à la disparition de certains écosystèmes.

    M.B. : Vous teniez en mars 2018 votre 6eme conférence annuelle en Colombie. D’année en année depuis la création de l’IPBES en 2012, n’avez-vous pas le sentiment d’une accélération de la dégradation de la biodiversité ?

    A.L. : Tout à fait. Il s’agissait de lancer 4 évaluations régionales cette année, à la fois terrestres et côtières. Pour la première fois, toutes les publications disponibles sur le sujet ont été passées au peigne fin par des experts qui en ont tiré des rapports d'environ 1000 pages chacun sur chaque « région », et pour chaque région un court résumé à l'intention des décideurs composé de messages-clé ! L’ensemble des tendances, que ce soit au plan « animal » ou végétal, est à la baisse avec une accélération. Soulignons quand même que les rapports pointent quelques lueurs d’espoir. Là où l’on se donne les moyens de mettre en place des politiques de protection durable et une agriculture raisonnée, on a immédiatement un impact positif. Avec parfois des populations d’espèces qui augmentent de nouveau !

    M.B. : Quels sont les « bons élèves » de la planète ?

    A.L. : L’Europe joue un rôle important avec sa politique européenne. La création d’un espace de collaboration entre pays est un type de gouvernance qui favorise la protection de la biodiversité, laquelle ne s’arrête pas aux frontières comme on sait. L’Europe a mis en place une directive de protection sur les oiseaux sauvages et parmi les espèces suivies, 40% des espèces listées ont vu leur statut « en voie d’amélioration ». C’est encourageant. Idem pour les pratiques de pêche en mer du Nord car des mesures ont été prises. Il y a certaines espèces emblématiques qui ont fait l’objet d’efforts ciblés comme le Lynx ibérique et le bison européen qui sont aussi « en voie d’augmentation ». Des zones forestières sont en augmentation en Amérique du sud notamment au Brésil. Il y a ici et là des choses positives auxquelles il faut se raccrocher.

    M.B. : L’Europe apparaît donc politiquement comme une locomotive dans la préservation de la biodiversité globale. Pour autant, on parle beaucoup de l’Europe en ce moment concernant la disparition de ses oiseaux ?

    A.L. : Oui c’est vrai.
    Mais au sein de notre communauté, nous nous sommes remis en question et avons abouti à cette conclusion : délivrer sans cesse des messages pessimistes sur l’état de la biodiversité sans donner des lueurs d’espoirs ni des pistes s’avère finalement contre-productif. Car les gens se lassent de trouver des listes d’espèces en voie de disparition dans le journal, et ils tournent la page. Cela n’a pas d’impact. Il s’agit donc de changer un peu notre discours. Les choses ne vont pas bien du tout mais on peut malgré tout arriver à faire quelque chose.

    M.B. : Et que peut-on faire concrètement ? Quelles mesures peut-on prendre d’urgence ?

    A.L. : Tout d’abord, on peut agir au plan individuel. En changeant à la marge sa manière de consommer, se comporter et voyager, on pourra avoir un impact important sur la biodiversité et le climat. Par exemple, il faudrait réduire sa consommation de viande, et en particulier de viande rouge. Les comportements alimentaires des pays riches ont un impact désastreux sur la biodiversité. L’élevage extensif et intensif est consommateur de terres, d’eau, et créé de la pollution. Il ne s’agit pas de devenir végétarien mais de devenir des consommateurs plus responsables. Autres mesures : essayer de valoriser la qualité plutôt que la quantité, se préoccuper de l’origine des aliments, privilégier le « bio », consommer davantage « local », respecter les saisons pour limiter les transports de denrées, moins gaspiller (l’eau notamment), mieux utiliser les transports en commun. Ou encore mieux voyager et moins prendre l’avion. Celui-ci est de plus en plus utilisé aujourd’hui et c’est catastrophique.


    Il faudrait réduire sa consommation de viande, et en particulier de viande rouge. Anne Larigauderie, IPBES.

    Concernant les politiques publiques, il s’agirait d’arriver à intégrer de manière systématique les notions d’utilisation durable de la biodiversité dans toutes les stratégies et pratiques des acteurs publics et privés dans l’utilisation de l’environnement. La question de la biodiversité n’est pas seulement une question environnementale mais c’est une question liée à toutes les activités humaines : agriculture, transport, énergie, industrie… Pour chaque nouveau projet, il faudrait réfléchir à l’impact sur la biodiversité. Cette question d’intégration est d’ailleurs préconisée par l’agenda 2030 du développement durable. On ne peut plus se préoccuper du développement, de l’alimentation, de l’eau, et de la pauvreté dans le monde sans y ajouter une composante environnementale liée à la biodiversité. On ne peut plus séparer les objectifs avec d’un côté, la préservation de l’environnement qu’on laisserait au ministère dédié, et de l’autre, des ministères de l’agriculture, du transport et de l’énergie qui agiraient sans se préoccuper de l’environnement. Il ne s’agit pas juste de créer des parcs naturels comme on l’a pensé à une époque car 80% de la biodiversité est en dehors des parcs naturels ! Donc il faut se saisir de toutes ces questions sur l’ensemble du territoire.

    La question de la biodiversité n’est pas seulement une question environnementale mais c’est une question liée à toutes les activités humaines. Anne Larigauderie, IPBES.

    M.B. : Quid de l’Afrique ?

    A.L. : C’est le seul continent de la planète qui a réussi à conserver ses grands mammifères. Il est donc emblématique pour ce qui concerne la biodiversité. Mais c’est aussi un pays où il y a énormément de défis, d’opportunités, qui ont été soulignés dans notre rapport. Dans la mesure où l’industrialisation n’est pas encore complètement terminée en Afrique, on peut encore avoir une influence sur le cours des choses, sur l’urbanisation, et ne pas répéter les erreurs des autres « régions ». Ceci étant dit, notre rapport pointe vers des disparitions inquiétantes d’oiseaux et de mammifères (comme le rhinocéros blanc) et la qualité des lacs est catastrophique. On a eu une perte de productivité de 30% des lacs africains et une perte associée des espèces y vivant.

    M.B. : Globalement et malgré votre volonté d’optimisme, la situation apparaît vraiment grave.

    A.L. : Très grave. Que veut-on à la fin ? Etre tout seul sur terre ? La perte de la biodiversité est liée à une question de survie humaine sur terre ! Il y a aussi des questions éthiques profondes. Une espèce, l’espèce humaine, est-elle en droit d’annihiler d’autres espèces ? C’est une question fondamentale. C’est la question de base dont la société ne se saisit pas complètement. Il faudrait une transformation radicale de la gouvernance au niveau national en particulier.

    La perte de la biodiversité est liée à une question de survie humaine sur terre ! Anne Larigauderie, IPBES.

    A.L. : Beaucoup d’espoirs résident en France. La France va accueillir notre prochaine réunion en 2019 avec cette fois un rapport d’évaluation globale sur tous les écosystèmes – y compris les océans qui ne font pas partie de la dernière étude, ndlr. Par ailleurs, en 2019, la France accueillera également le G7 et elle pourrait bien souligner la biodiversité comme l’un des grands thèmes de ce G7, à l’instar du changement climatique choisi précédemment.
    On place des espoirs dans la présidence française pour continuer à jouer un rôle de leadership dans les réponses au changement climatique au plan international, après l’accord de Paris, comme tout récemment à Bonn, la compensation du financement américain par le financement français, après le retrait des Américains du GIEC. Un symbole fort. Alors que le président Macron est vu comme un champion des enjeux du changement climatique, ce que nous souhaitons, c’est d’étendre ce portefeuille afin qu’il devienne également le champion de la biodiversité !

    La France, moteur de la biodiversité ?


    Alors que le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a réclamé début mars un "sursaut d'indignation" pour défendre la faune et la flore de la planète, déplorant à l'Assemblée nationale le fait que la biodiversité, "tout le monde s'en fiche", la Mairie de Paris empoigne le sujet.










    Sur proposition de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, le Conseil de Paris a adopté début avril le Plan Biodiversité 2018-2024, qui va renforcer les actions de la capitale en faveur de la protection de la faune et de la flore ainsi que du développement de la place de la nature en ville.
    (Mairie de Paris)





    Une initiative suivie de près par la création de la première Agence régionale de la biodiversité (ARB) en Île-de-France, ce jeudi 12 avril. Une première du genre en France qui marque son rôle de chef de file de la biodiversité et son engagement sur les questions environnementales.

    Sur un territoire à forte densité démographique qui a perdu la moitié de ses milieux humides en cinquante ans et 21% de ses oiseaux et 8% de ses papillons en quinze ans, l'objectif de l'ARB îdF est de renforcer l'action engagée pour la biodiversité, de la rendre encore plus efficace, plus visible et de l'ancrer durablement dans les territoires.

    Enfin, c’est en France que la 7ème session de l’IPBES se tiendra en 2019.
    Que ce soit au plan municipal, régional ou national, la France entend faire entendre sa voix en matière de biodiversité. Espérons que ce ne soit pas le chant du cygne.
    https://information.tv5monde.com/inf...oiseaux-231653
    "Pourquoi voudriez-vous qu’il y ait sur la Terre une multitude de vies ? Il n’y a qu’une vie qui, végétale, animale ou humaine, naît, rit, pleure, jouit, souffre et meurt. Une seule. Et c’est déjà bien assez merveilleux." A. Einstein

  9. #24
    Pro du blabla ! Avatar de Liolia
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    "David Buckel, fervent défenseur des droits LGBT, s’est immolé dans un parc de New York pour dénoncer la destruction de l’environnement, selon une note envoyée à plusieurs médias avant sa mort."


    http://www.lemonde.fr/ameriques/arti...5776_3222.html
    Visitez la boutique solidaire de Doriant, déjà 1316€ total versé pour les assos !!! http://www.rescue-forum.com/bazar-rescue-170/boutique-generale-pour-aider-combat-votre-choix-actifs-presents-sur-rescue-169648/


  10. #25
    Coupe de bronze ! Avatar de phacélie
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    Nos animaux de compagnie détruisent la nature et la biodiversité


    https://e-rse.net/chien-chat-animaux...35/#gs.hkcLdDg
    Dernière modification par phacélie ; 17/04/2018 à 20h52.
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