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Dans les aquariums, les orques font des sauts dans les airs pour une poignée de poissons et sont montés par des dresseurs humains comme s'ils étaient des skis nautiques. Les touristes affluent vers les sites qui leur proposent de nager et de prendre des photos avec les dauphins. Ces parcs et zoos font partie d'une industrie qui représente mondialement des milliards d'euros, basée sur la souffrance d'êtres sociaux et intelligents que l'on prive de tout ce qui est naturel et important pour eux.(1) Ric O'Barry, un ancien dresseur de dauphin de la série télévisée Flipper le dauphin dans les années 1960, déclare que les parcs et les zoos « veulent que vous pensiez que Dieu a placés [les dauphins] dans cet endroit ou [qu']ils les ont sauvés … Si les gens connaissaient la vérité, ils n'achèteraient pas un billet. »(2)
Des familles déchirées

Les baleines tueuses, ou orques, sont membres de la famille des dauphins. Ce sont aussi les plus grands animaux tenus en captivité. Dans la nature, les orques restent avec leur mère tout au long de leur vie. Des groupes familiaux appelés
« gousses », sont formées d'une mère, de ses fils et filles adultes ainsi que de la progéniture de ses filles. Les membres de la gousse communiquent dans un
« dialecte » spécifique à leur gousse. Les dauphins nagent ensemble en gousses ou tribus familiales, par centaines.
Capturer dans la nature ne serait-ce qu'un orque ou un dauphin perturbe la gousse entière. Pour obtenir un dauphin femelle en âge de se reproduire par exemple, des bateaux pourchassent la gousse vers les eaux peu profondes, où les animaux sont encerclés de filets se refermant peu à peu avant d'être hissés sur les bateaux. Les dauphins non désirés sont rejetés à l'eau. Certains meurent du choc ou du stress et d'autres succombent lentement de pneumonie quand l'eau pénètre dans leurs poumons à travers les évents. Les femelles enceintes peuvent avorter spontanément. Il fut un cas où plus de 200 dauphins paniqués qui avaient été parqués dans un port de pêche japonais se sont écrasés sur les coques des bateaux et sur eux-mêmes, s'enchevêtrant impuissamment dans les filets alors qu'ils tentaient de trouver une voie de sortie ; beaucoup se sont épuisés et se sont noyés.(3)
Les orques et les dauphins qui échappent au supplice de la capture deviennent fous en voyant leurs compagnons capturés et tentent même parfois de les sauver. Lorsque Namu, un orque sauvage capturé au large des côtes canadiennes, a été remorqué jusqu'à l'aquarium public de Seattle, il a été assuré par Lloyd's of London, selon la BBC, pour « différentes contingences comprenant les tentatives de sauvetage par d'autres baleines ».(4)
S'adapter à un monde étranger

Dans la nature, les dauphins et les orques nagent plus d'une centaine de kilomètres par jour.(5,6) Mais les dauphins capturés sont confinés dans des bassins qui peuvent mesurer seulement 7 à 8 mètres de long, 7 à 8 mètres de large et moins de 2 mètres de profondeur.(7) Ils naviguent par écholocation, faisant rebondir les ondes sonores sur les objets pour déterminer leur forme, leur distance, et l'endroit où ils se trouvent. Mais dans les bassins, les réverbérations de leurs propres ondes sonores rebondissent sur les murs et rendent fous certains dauphins. Jacques Cousteau a dit que la vie pour un dauphin captif « entraîne la confusion de tout l'appareil sensoriel, ce qui en retour cause chez ces créatures si sensibles un trouble de l'équilibre mental et du comportement ».(8)
Les bassins sont entretenus avec des produits chimiques connus pour avoir des effets secondaires. à cause du taux élevé de chlore contenu dans leurs bassins, les dauphins de l'aquarium Clearwater Marine aux états-Unis ne pouvaient pas ouvrir leurs yeux et leur peau a commencé à se décoller.(9)
Les dauphins et les orques récemment capturés sont forcés à apprendre des numéros. Les anciens dresseurs disent que priver de nourriture et isoler les animaux qui refusent d'effectuer des numéros sont deux méthodes de dressage communes. Selon Ric O'Barry, l'entrainement basé sur la « récompense positive » est un euphémisme pour la « privation de nourriture ».(10) L'ancien dresseur de dauphins Doug Cartlidge maintient que les dauphins très sociables sont punis en étant isolés des autres animaux : « Vous les mettez dans une cage et vous les ignorez. C'est comme de la torture psychologique ».(11)
Les conséquences tragiques de la captivité

Si la vie des orques et dauphins captifs était aussi tranquille que ce que les parcs à thème marins et les delphinariums aimeraient nous faire croire, les animaux vivraient plus longtemps que leurs congénères sauvages. Pourtant, même si les mammifères marins captifs ne sont pas sujets aux prédateurs ni à la pollution des océans, leur captivité est tout de même une peine de mort.
Il a été rapporté que dans la nature, les dauphins peuvent vivre une quarantaine ou une cinquantaine d'années.(12) Mais plus de 80 pour cent des dauphins captifs dont l'âge a pu être déterminé sont morts avant d'avoir 20 ans.(13) Les orques sauvages peuvent également vivre plusieurs décennies – il a été rapporté que certains ont plus de 90 ans – mais ceux des parcs aquatiques survivent rarement plus de 10 ans.(14)
Ce que vous pouvez faire

Richard Donner, coproducteur du film Sauvez Willy, a déclaré : « Retirer ces mammifères majestueux de leur habitat pour des motifs commerciaux est obscène… Ces terribles captures doivent absolument être reléguées au passé ».(15)
Les gens du monde entier reconnaissent aujourd'hui que les dauphins, orques et autres cétacés n'ont rien à faire en captivité. Le Canada n'autorise plus la capture ni l'export des baleines beluga.(16) Israël a interdit l'importation de dauphins pour le divertissement.(17) L'Australie a également interdit l'importation de dauphins.(18) Des projets de construction d'un bassin à dauphins dans un centre marin en Virginie aux états-Unis ont été abandonnés suite à un énorme tollé général.(19)
N'allez pas dans les parcs ou zoos qui détiennent des mammifères marins en captivité sauf si vous surveillez ces animaux dans le cadre d'une campagne. Encouragez l'aquarium le plus proche de chez vous à arrêter d'élever des animaux afin de faire de la place pour réhabiliter (et relâcher) des animaux sauvages blessés. Signalez les mauvaises conditions au Ministère de l'agriculture, distribuez des tracts au parc, écrivez des lettres aux éditeurs des publications locales, et faites pression sur les représentants politiques afin d'éviter que ces établissements se multiplient avec l'argent du contribuable. Soutenez les lois qui interdisent la capture ou limitent l'exposition des mammifères marins.